Samedi soir, j’avais pour mission d’effectuer la régie lumière de la soirée de clôture du Festival Terrangart, avec comme artiste Romdom, Sintilair et Sia Tolno.
Après deux jours de montage technique assez éprouvant, j’avais décidé de prendre avec moi mon appareil photo afin d’immortaliser artistes mais également réglages lumières, pour nos archives.
Pour les balances de 14h toutes mes « prépas » étaient ok, entendez par là tous les effets lumière. J’ai donc pu faire rapidement quelques photos de Sia Tolno et son groupe.
Mais qui est donc Sia?
Sia Tolno, elle a connu la violence de la misère, la brutalité paternelle, l’affolement de la faim, la fuite devant les armes.
Née en 1975 au carrefour de la Guinée, de la Sierra Léone et du Libéria, Sia Tolno ressent tôt la nécessité d’écrire pour conjurer la maltraitance quotidienne. Elle préparera son bac, réfugiée dans un appartement où s’entassent des dizaines de compagnons de galère. Esprit ouvert sur les arts vivants, l’étudiante rejoint un chœur féminin. Le fracas des armes fera taire le groupe, le conflit qui oppose des chefs de guerre locaux pour le contrôle de la zone diamantifère du pays chassera deux millions de civils. Dont Sia Tolno, qui fuit Freetown et la Sierra Leone en 1995 et retrouve sa ville natale, Guéckédou, de l’autre côté de la frontière. Les combats, à nouveau.Sia refait sa valise, débarque à Conakry au début des années 2000. « Je suis devenue l’amie des prostituées et des gens respectables », raconte-elle. Elle court de cabaret en cabaret, où l’on vient applaudir sa voix puissante, fraîche et directe. Elle disparaît deux ans, entre la Guinée et la Gambie où elle s’est lancée dans le commerce d’huile de palme. On la retrouve en finale de l’Africa Star, équivalent africain du concours de l’Eurovision. C’est là que son destin amorce le virage, elle est repérée, le label Lusafrica lui fait enregistrer un premier album, elle se produit à Paris, en première partie de Cesaria Evora.
Elle se remet à l’écriture et en 2011, et enregistre au studio Mory Kanté de Conakry, un nouvel album arrangé par François Bréant, ancien producteur de Thione Seck et Salif Keita. Sia, portée par une belle énergie, dénonce la « demokilling » comme elle la nomme, pessimiste version africaine de la démocratie. My Life, c’est son titre paraîtra fin septembre 2011. Le titre Odju Watcha, premier extrait de ce nouvel opus marie les guitares électriques à la dynamique d’un afro funk personnel. Il est chanté dans un créole qui mélange kissi et mendi, deux langues pratiquées dans sa région natale de Guéckédou.
Elle reçoit le Prix Découvertes RFI 2011
Ensuite, j’ai découvert Romdom, trio guitare-basse-batterie, ou Romain, chanteur guitariste use et abuse à raison d’une « talk box » me rappelant un certain Peter Frampton et sa chanson « Do you feel what I do ».
Un bon délire avec ses 3 compères, qui rentrent en studio à la fin du mois. A retrouver ici:
Romdom.
1ère partie de Sia, Sintilair ne m’était pas inconnu. Lui, ses zicos et moi avons bon nombre d’amis en commun.
J’ai redécouvert ses chansons aux textes puissants et son engagement pour la vie avignonnaise.
Une belle présence sur scène pour ce concert! A retrouver ici:
Sintilair , et
là.
Retrouvez toutes mes photos de concerts dans la page musique de mon site:
ici!
Bon, trêve de blabla, voici quelques photos.










Voilà pour l’instant!
Ben